|  Réduction | Réduire la gestation gémellaire est la meilleure option pour préserver la gestation et le meilleur moment pour la réduction est le plus tôt. Toutes les juments devraient avoir leur première échographie de gestation entre le 14ème et le 16ème jour après la saillie. On peut détecter une vésicule embryonnaire ( l'oeuf fertilisé avec son liquide et ses membranes l'entourant ) comme 10-12 jours après l'ovulation de la jument. Si, par exemple, une ovulation est arrivée 11 jours avant l'examen, il peut y avoir un autre embryon présent qui n'a que 9 jours et donc non détectable à l'écho. C'est pour ça que de nombreux praticiens essaient de détecter la gémellité 14 jours après l'ovulation. C'est le temps normal pour faire l'évaluation de la gestation, car si la jument n'a pas été prise, elle peut être re saillie le 19ème ou 20 ème jour. Si la poulinière a des antécédents de gémellité, il est recommandé une deuxième échographie au 18ème jour. En cas de détection de gémellité, on conseille de procéder à l'élimination d'un jumeau.
Selon l'Université de Californie, Davis, centre de la santé équine : " Mère nature ne favorise pas la naissance de poulains jumeaux car un grand nombre d'embryons jumeaux avortent spontanément dans les six premières semaines de la gestation. Des gestations gémellaires présentes après le 40ème jour de gestation, 80 % avorteront après le 8ème mois. Un avortement au delà du 8ème mois entraîne de plus grandes complications pour la jument : trauma, maladie, infection de la lamina ( l'entraînant à s'effondrer ), réduction de la fertilité pour la prochaine saillie. Dans les cas rares où la jument délivre un ou deux poulains vivants, les risques du poulinage et la perte des poulains, dans les deux premières semaines de vie, est accrue. Les propriétaires de chevaux devraient s'efforcer de supprimer l'un des deux embryons très tôt dans la gestation, laissant un maximum de chance à la jument de porter à terme une unique et saine gestation. "
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| |  Avant le 25ème jour |
- S'ils sont chacun dans une corne, on en écrase un à la main.
L'écrasement est un procédé rapide, fait sans sédation, si la jument est calme et a un rectum souple. Le vétérinaire met sa main dans le rectum, atteint et sonde l'utérus, localise la vésicule et écrase l'embryon. C'est comme faire éclater une bulle de blister. Le succès de cette opération est de 90 %.
- Quand deux embryons partagent la même corne, l'écrasement n'est pas une bonne option. En en écrasant un le plus probable est que l'autre soit écrasé aussi.
Toutefois, les embryons voyageant d'une corne à l'autre et se déplaçant jusqu'au 16ème jour,le vétérinaire peut re vérifier la jument dans la demi heure et ainsi voir si les embryons sont séparés et en écraser un.
- Si la séparation ne s'est pas produite, le vétérinaire injecte de la postglandine pour éliminer les deux embryons, remettre le jument en chaleur et essayer de la faire saillir à nouveau.
Ce procédé doit être fait avant le 37ème jour de la gestation parce qu'à partir de là, les juments produisent des cupules endométriales qui sécrètent des hormones empêchant les chaleurs pendant 120 jours. À ce point, les vétérinaires tentent quand même l'écrasement. Si ça rate, et les deux embryons sont écrasés, la jument retrouve des chaleurs et peut être re saillie.
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| |  Après le 25ème jour | Il est plus difficile d'écraser un embryon parce qu'ils sont plus grands et qu'il y a une plus forte probabilité, en en écrasant un, que l'autre meurt aussi. On ne sait pas pourquoi mais on avance la théorie que le liquide relâché par l'embryon écrasé, s'accumule sous l'embryon restant et le décolle de la paroi utérine lui faisant perdre le contact avec l'endomètre, sa source de nutrition. Donc le succès évalué de la réduction d'un jumeau et le sauvetage de l'autre diminue, qu'ils soient séparés ou non. Mais on peut essayer :
- En attachant une aiguille au bout d'une sonde à ultra sons et en l'insérant dans l'une des vésicules, aspirer le liquide de la vésicule ou lui injecter une substance toxique.
Même avec cette méthode la mort d'un foetus entraîne l'avortement du second.
Cette technique serait performante du 25ème au 40-60ème jour et réussie dans les 60-70 % des cas s'il y a un embryon dans chaque corne. Mais quand les deux embryons sont dans la même corne, la réussite est pratiquement nulle. Seul un vétérinaire, en Angleterre, le dr Jonathan Pycock, a un taux de réussite d'environ 30 %. Cette technique est principalement employée quand le produit de la gestation de la jument a une grande valeur. |
| |  Après le 40ème jour | Si l'homme n'intervient pas, des gestations gémellaires présentes après le 40ème jour de gestation, 80 % avorteront après le 8ème mois ce qui augmentera les risques pour la jument.
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| |  À partir du 110-120ème jour | On utilise une approche trans-abdominale. " Je passe une aiguille au travers de l'abdomen de la jument jusqu'au coeur du plus petit foetus, s'ils ont une taille différente, et j'injecte 10cc de chlorure de potassium dans le coeur. Il y a à peu près 40-50 % de chance que la jument avorte d'un seul foetus et non des deux. " explique la dr Troedsson.
- L'élimination chirurgicale d'un des jumeaux est possible. Les taux de succès sont très variables. La chirurgie réussit surtout si les foetus sont dans des cornes différentes.
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| |  Méthode peu recommandée | " Certains ont essayé de réduire les jumeaux en diminuant la quantité nutritionnelle. Une étude montre que ça augmente les chances d'un avortement spontané d'un des foetus. Toutefois l'étude n'a pas été répétée et demande à être confirmée. la question est, de combien réduire la quantité nutritionnelle pour supprimer un et non les deux foetus. Je ne crois pas que ce soit le bon moyen pour la réduction." D'après le dr Troedsson |
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